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VELPATASVIR

Publié le 
May 26, 2026
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  1. Le velpatasvir est un antiviral à action directe très efficace pour traiter et guérir l'infection chronique par le virus de l'hépatite C.
  2. Il agit en bloquant une protéine (NS5A) essentielle à la multiplication du virus, stoppant ainsi l'infection.
  3. Il est toujours prescrit en association avec un autre antiviral (comme le sofosbuvir) pour une efficacité maximale.
  4. Les effets secondaires sont généralement légers (maux de tête, fatigue), mais il est crucial de signaler tout symptôme inhabituel à votre médecin.
  5. Signalez tous vos médicaments et produits de santé à votre médecin, car les interactions médicamenteuses, notamment avec les antiacides ou le millepertuis, sont nombreuses et importantes.

Qu'est-ce que le velpatasvir et comment fonctionne-t-il ?

Le velpatasvir est un médicament antiviral de nouvelle génération, conçu spécifiquement pour combattre l'infection chronique par le virus de l'hépatite C (VHC). Il fait partie d'une classe de médicaments appelés antiviraux à action directe (AAD). Ces traitements ont révolutionné la prise en charge de l'hépatite C au cours de la dernière décennie, offrant des taux de guérison très élevés, souvent supérieurs à 95%, avec des traitements plus courts et beaucoup mieux tolérés que les anciennes thérapies.

Si votre médecin ou celui de votre enfant vous a prescrit un traitement contenant du velpatasvir, sachez que vous bénéficiez de l'une des approches les plus modernes et efficaces contre cette maladie. L'objectif de cet article est de vous fournir une information claire et accessible pour vous aider à comprendre votre traitement et à le suivre dans les meilleures conditions.

Un mécanisme d'action ciblé pour bloquer le virus

Pour comprendre comment le velpatasvir fonctionne, il faut imaginer le virus de l'hépatite C comme une minuscule usine qui a besoin de différentes machines pour se multiplier à l'intérieur des cellules de votre foie. Le velpatasvir agit en sabotant l'une de ces machines clés.

Plus précisément, il cible et bloque une protéine virale appelée « NS5A ». Cette protéine est absolument essentielle pour que le virus puisse assembler de nouvelles copies de lui-même et se propager. En inhibant la NS5A, le velpatasvir empêche le virus de se répliquer. Le nombre de particules virales dans le sang chute alors drastiquement, permettant au système immunitaire et à l'organisme d'éliminer progressivement l'infection. C'est une action très spécifique qui ne vise que le virus, ce qui explique pourquoi ce médicament est généralement bien toléré.

Toujours en association pour une efficacité maximale

Il est important de noter que le velpatasvir n'est quasiment jamais utilisé seul. Pour maximiser les chances de guérison et éviter que le virus ne développe des résistances, il est toujours associé à un autre antiviral à action directe, le plus souvent le sofosbuvir. Cette combinaison permet d'attaquer le virus sur deux fronts différents simultanément, rendant la stratégie thérapeutique extrêmement robuste et efficace contre tous les principaux types (génotypes) du virus de l'hépatite C.

Dans quels cas le velpatasvir est-il prescrit ?

L'indication principale du velpatasvir, en association, est le traitement de l'infection chronique par le virus de l'hépatite C chez les adultes et les enfants (généralement à partir de 3 ans, selon la forme pharmaceutique).

L'un des grands avantages de l'association contenant le velpatasvir est son caractère « pangénotypique ». Cela signifie qu'il est efficace contre tous les génotypes du VHC (de 1 à 6). Auparavant, le choix du traitement dépendait du type de virus, ce qui compliquait la prise en charge. Aujourd'hui, cette polyvalence simplifie grandement la prescription.

Ce traitement peut être proposé à différents stades de la maladie, que le foie soit peu ou très endommagé (fibrose avancée ou cirrhose). La durée du traitement et l'ajout éventuel d'un autre médicament (comme la ribavirine) seront décidés par votre médecin spécialiste (hépatologue, gastro-entérologue ou pédiatre spécialisé) en fonction de votre situation personnelle : le génotype du virus, la présence ou non d'une cirrhose, et si vous avez déjà reçu des traitements pour l'hépatite C par le passé.

Une option pour les enfants

Pour les parents, savoir que son enfant est atteint d'hépatite C est une source d'inquiétude légitime. Heureusement, des formulations adaptées aux enfants existent. Le traitement à base de velpatasvir est disponible non seulement en comprimés, mais aussi sous forme de granulés enrobés. Ces granulés peuvent être mélangés à une petite quantité de nourriture molle et non acide (comme de la purée ou un yaourt), ce qui facilite grandement l'administration chez les jeunes enfants qui ne peuvent pas avaler de comprimés. L'efficacité et la tolérance de ce traitement chez l'enfant sont excellentes et comparables à celles observées chez l'adulte, offrant une véritable chance de guérison et d'avenir sans la maladie.

Comment prendre ce traitement au quotidien ?

Le suivi rigoureux de la prescription est la clé du succès du traitement. Une bonne observance garantit que la concentration du médicament dans le sang reste constamment à un niveau suffisant pour bloquer le virus.

Posologie et durée du traitement

Sans donner de prescription précise, qui relève uniquement de votre médecin, la posologie usuelle est simple : il s'agit généralement d'une seule prise par jour. Le traitement est le plus souvent prescrit pour une durée de 12 semaines. Dans certaines situations spécifiques, notamment en cas d'échec d'un traitement précédent, la durée peut être différente.

Il est crucial de prendre votre médicament chaque jour, à peu près à la même heure, pour maintenir son efficacité. N'arrêtez jamais le traitement de votre propre initiative, même si vous vous sentez mieux ou si vous ressentez des effets indésirables. Parlez-en toujours d'abord à votre équipe soignante.

Conseils pratiques pour l'administration

Le velpatasvir se présente sous deux formes principales :

  • Comprimé pelliculé : Il doit être avalé entier avec un verre d'eau. Il ne faut ni le croquer ni l'écraser, car son enrobage est important. Il peut être pris avec ou sans nourriture.
  • Granulés enrobés : Cette forme est destinée aux enfants ou aux personnes ayant des difficultés à déglutir. Les granulés d'un sachet doivent être saupoudrés sur une ou plusieurs cuillerées de nourriture molle, froide ou à température ambiante, et non acide (par exemple : compote de pommes, yaourt nature, purée de légumes). Le mélange doit être avalé en entier dans les 15 minutes qui suivent, sans mâcher les granulés. Il est important de ne pas préparer le mélange à l'avance.

Quels sont les effets indésirables possibles ?

Les traitements à base de velpatasvir sont réputés pour être très bien tolérés, surtout en comparaison des anciennes thérapies. Cependant, comme tout médicament, il peut provoquer des effets secondaires. La plupart sont d'intensité légère à modérée et ne nécessitent pas l'arrêt du traitement.

Les effets secondaires les plus fréquents

Parmi les effets les plus couramment rapportés par les patients, on retrouve :

  • Les maux de tête : Ils sont fréquents en début de traitement et s'estompent souvent d'eux-mêmes.
  • La fatigue : Une sensation de lassitude peut être présente. N'hésitez pas à vous reposer lorsque vous en ressentez le besoin.
  • Les troubles digestifs : Nausées, diarrhées ou maux de ventre peuvent survenir. Prendre le médicament au cours d'un repas peut parfois aider à les atténuer.
  • Les troubles du sommeil : Des difficultés à s'endormir (insomnies) peuvent être observées.

Si ces effets sont gênants au quotidien, parlez-en à votre médecin ou pharmacien. Des solutions simples peuvent souvent être proposées pour améliorer votre confort.

Quand faut-il s'inquiéter ? Les signes d'alerte

Les effets indésirables graves sont rares, mais il est important de les connaître. Contactez immédiatement votre médecin si vous présentez :

  • Un ralentissement important du rythme cardiaque (bradycardie) : Surtout si vous prenez un médicament pour le cœur appelé amiodarone. Les signes peuvent être des étourdissements, un malaise, un essoufflement ou des douleurs thoraciques.
  • Une réaction allergique sévère : Gonflement du visage, des lèvres ou de la gorge, difficultés à respirer.
  • Des signes de réactivation de l'hépatite B : Si vous avez déjà été infecté par le virus de l'hépatite B (VHB), le traitement contre le VHC peut parfois réactiver le VHB. Votre médecin réalisera un dépistage avant de commencer le traitement. Les signes d'une réactivation peuvent inclure une fatigue intense, une perte d'appétit, des nausées, une jaunisse (peau et yeux jaunes) et des urines foncées.

Précautions d'emploi et contre-indications

Pour garantir la sécurité et l'efficacité du traitement, certaines précautions sont essentielles.

Les interactions médicamenteuses : un point crucial

Le velpatasvir peut interagir avec de nombreux autres médicaments. Ces interactions peuvent soit diminuer son efficacité (rendant le traitement inutile), soit augmenter le risque d'effets secondaires. Il est impératif de signaler à votre médecin et à votre pharmacien tous les produits que vous prenez, y compris :

  • Les médicaments sur ordonnance.
  • Les médicaments sans ordonnance.
  • Les produits à base de plantes (notamment le millepertuis, qui est formellement contre-indiqué).
  • Les compléments alimentaires et les vitamines.

Parmi les interactions les plus importantes, on peut citer :

  • Certains antiépileptiques (carbamazépine, phénytoïne).
  • Certains antibiotiques utilisés contre la tuberculose (rifampicine).
  • Les médicaments antiacides : Les pansements gastriques, les inhibiteurs de la pompe à protons (oméprazole, etc.) et les antihistaminiques H2 peuvent réduire l'absorption du velpatasvir en diminuant l'acidité de l'estomac. Votre médecin vous donnera des consignes précises sur comment et quand les prendre si leur usage est nécessaire.
  • L'amiodarone : Comme mentionné, l'association est fortement déconseillée en raison du risque de bradycardie sévère.

Situations particulières : grossesse, allaitement et autres pathologies

  • Grossesse et allaitement : L'utilisation du velpatasvir n'est généralement pas recommandée pendant la grossesse ou l'allaitement, faute de données suffisantes. Si le traitement est associé à la ribavirine, il est formellement contre-indiqué en raison du risque de malformations graves pour le fœtus. Une contraception efficace est alors indispensable pour le patient et son/sa partenaire.
  • Insuffisance rénale ou hépatique : Le traitement peut être utilisé chez les patients ayant une maladie des reins, y compris ceux sous dialyse. En cas de maladie hépatique très avancée (cirrhose décompensée), la surveillance sera renforcée.

Cet article a pour but de vous informer, mais il ne remplace en aucun cas un avis médical personnalisé. Chaque situation est unique. Pour toute question sur votre traitement ou celui de votre enfant, n'hésitez pas à solliciter l'avis de votre médecin, de votre pharmacien ou à consulter un professionnel de santé sur une plateforme comme biloba.com.

En cas de symptômes que vous jugez graves ou en cas d'urgence vitale, contactez immédiatement les services d'urgence en composant le 15 ou le 112.

Questions fréquentes

J'ai oublié de prendre mon comprimé, que faire ?

Si vous vous en rendez compte moins de 18 heures après l'heure de prise habituelle, prenez la dose oubliée dès que possible, puis prenez la dose suivante à l'heure normale. Si plus de 18 heures se sont écoulées, ne prenez pas la dose oubliée et attendez simplement la prochaine prise prévue. Ne doublez jamais la dose pour compenser un oubli.

Le traitement par velpatasvir permet-il de guérir de l'hépatite C ?

Oui. L'objectif de ce traitement est d'obtenir une « réponse virologique soutenue » (RVS), ce qui signifie que le virus est indétectable dans le sang 12 semaines après la fin du traitement. Atteindre la RVS est considéré comme une guérison. Les chances de succès avec les associations à base de velpatasvir sont excellentes, dépassant les 95% dans la plupart des cas. La guérison permet d'arrêter la progression des lésions du foie et de réduire le risque de complications graves comme la cirrhose ou le cancer du foie.

Mon enfant a été diagnostiqué avec une hépatite C, ce traitement est-il adapté ?

Oui, l'association contenant du velpatasvir est approuvée pour le traitement de l'hépatite C chronique chez les enfants, généralement dès l'âge de 3 ans. La disponibilité de granulés facilite l'administration. Le choix de ce traitement pour votre enfant sera fait par un pédiatre spécialisé, qui confirmera que c'est bien l'option la plus adaptée à sa situation. Les résultats chez les enfants sont tout aussi remarquables que chez les adultes.

Puis-je prendre des anti-douleurs ou des compléments alimentaires pendant le traitement ?

Pour les anti-douleurs courants comme le paracétamol, il n'y a généralement pas de contre-indication aux doses usuelles. Cependant, pour tout autre médicament, y compris ceux en vente libre comme l'ibuprofène, et surtout pour les compléments alimentaires et les produits à base de plantes, il est fondamental de demander l'avis de votre médecin ou de votre pharmacien avant de les prendre. Le millepertuis, par exemple, est absolument interdit car il annule l'efficacité du traitement.

Que se passe-t-il après la fin du traitement ?

Une fois les 12 semaines (ou autre durée prescrite) de traitement terminées, vous aurez un rendez-vous de suivi avec votre médecin. Une prise de sang sera réalisée 12 semaines après la dernière prise pour vérifier que le virus est toujours indétectable. Si c'est le cas, vous serez considéré comme guéri. Selon l'état de votre foie avant le traitement (notamment en cas de cirrhose), un suivi à plus long terme pourra être mis en place pour surveiller la santé de votre foie.

Questions fréquentes

Questions fréquentes

J'ai oublié de prendre mon comprimé, que faire ?

Si vous vous en rendez compte moins de 18 heures après l'heure de prise habituelle, prenez la dose oubliée dès que possible, puis prenez la dose suivante à l'heure normale. Si plus de 18 heures se sont écoulées, ne prenez pas la dose oubliée et attendez simplement la prochaine prise prévue. Ne doublez jamais la dose pour compenser un oubli.

Le traitement par velpatasvir permet-il de guérir de l'hépatite C ?

Oui. L'objectif de ce traitement est d'obtenir une « réponse virologique soutenue » (RVS), ce qui signifie que le virus est indétectable dans le sang 12 semaines après la fin du traitement. Atteindre la RVS est considéré comme une guérison. Les chances de succès avec les associations à base de velpatasvir sont excellentes, dépassant les 95% dans la plupart des cas. La guérison permet d'arrêter la progression des lésions du foie et de réduire le risque de complications graves comme la cirrhose ou le cancer du foie.

Mon enfant a été diagnostiqué avec une hépatite C, ce traitement est-il adapté ?

Oui, l'association contenant du velpatasvir est approuvée pour le traitement de l'hépatite C chronique chez les enfants, généralement dès l'âge de 3 ans. La disponibilité de granulés facilite l'administration. Le choix de ce traitement pour votre enfant sera fait par un pédiatre spécialisé, qui confirmera que c'est bien l'option la plus adaptée à sa situation. Les résultats chez les enfants sont tout aussi remarquables que chez les adultes.

Puis-je prendre des anti-douleurs ou des compléments alimentaires pendant le traitement ?

Pour les anti-douleurs courants comme le paracétamol, il n'y a généralement pas de contre-indication aux doses usuelles. Cependant, pour tout autre médicament, y compris ceux en vente libre comme l'ibuprofène, et surtout pour les compléments alimentaires et les produits à base de plantes, il est fondamental de demander l'avis de votre médecin ou de votre pharmacien avant de les prendre. Le millepertuis, par exemple, est absolument interdit car il annule l'efficacité du traitement.

Que se passe-t-il après la fin du traitement ?

Une fois les 12 semaines (ou autre durée prescrite) de traitement terminées, vous aurez un rendez-vous de suivi avec votre médecin. Une prise de sang sera réalisée 12 semaines après la dernière prise pour vérifier que le virus est toujours indétectable. Si c'est le cas, vous serez considéré comme guéri. Selon l'état de votre foie avant le traitement (notamment en cas de cirrhose), un suivi à plus long terme pourra être mis en place pour surveiller la santé de votre foie.

Dr. Dominique HOLCMAN
Médecin généraliste
Médecin généraliste depuis plus de 30 ans, le Dr. Holcman est partenaire et rédacteur chez Biloba. Engagé dans des actions humanitaires, il met son expertise au service de tous, avec une attention particulière portée à l'écoute, à la prévention et à l'accès aux soins.
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