Fonctionnalités

Équipe médicale

Téléconsultation

Rejoindre

Blog

Vous êtes une mutuelle ?

Consulter un médecin

COVID-19 et grossesse : que faire pour protéger votre santé et celle de votre bébé ?

Publié le 
October 22, 2026
L'application qui vous met en relation en moins de 10 minutes avec une équipe médicale de toutes spécialités. Échangez par messagerie instantanée sans rendez-vous, et recevez une ordonnance, si nécessaire.
Prendre rendez-vous
•
En moins de 15min
Fiche pratique Biloba
Télécharger
  1. La plupart des femmes enceintes infectées présentent une forme légère à modérée, mais le risque de forme grave est plus élevé qu'en dehors de la grossesse.
  2. Les symptômes sont les mêmes que chez les autres patientes : fièvre, toux, essoufflement, perte de l'odorat ou du goût.
  3. Le paracétamol est le médicament à privilégier, les anti-inflammatoires sont contre-indiqués à partir du sixième mois et le Paxlovid n'est pas recommandé pendant la grossesse.
  4. La transmission du virus au bébé pendant la grossesse est peu fréquente, et l'allaitement reste possible avec un masque et une bonne hygiène des mains.
  5. La vaccination est recommandée dès le premier trimestre et protège aussi le nouveau-né grâce aux anticorps transmis par le placenta.

Vous êtes enceinte et venez d'apprendre que vous avez le COVID-19 ? La première chose à savoir : la grande majorité des femmes enceintes infectées présentent une forme légère à modérée. Les risques existent, mais ils sont identifiés, et les actions à entreprendre sont claires. Ce guide vous donne les informations médicales essentielles pour agir vite et sereinement.

Pourquoi les femmes enceintes sont-elles plus vulnérables face au COVID-19 ?

Pendant la grossesse, le système immunitaire se reconfigure pour tolérer le fœtus. Les femmes enceintes ne semblent pas plus exposées que les autres au risque d'attraper le COVID-19, mais lorsqu'elles sont infectées, elles ont plus de risques de développer une forme grave[1].

Selon les données des Centers for Disease Control and Prevention (CDC) et plusieurs publications reprises par les Manuels MSD, les femmes enceintes présentant un COVID-19 symptomatique ont un risque accru d'admission en unité de soins intensifs, de recours à la ventilation mécanique et, dans de rares cas, de décès[2]. Ce risque est particulièrement élevé en présence de pathologies sous-jacentes comme le diabète ou les maladies cardiovasculaires[2].

En France, le ministère de la Santé indiquait en 2022 que les femmes enceintes avaient quatre fois plus de risques d'être admises en soins intensifs que les femmes du même âge qui ne sont pas enceintes, et que ce risque augmente au fil de la grossesse[3]. Ces chiffres ont été publiés en janvier 2022 : ils donnent un ordre de grandeur, pas une mesure de la situation actuelle.

Risque en cas de COVID-19 pendant la grossesseCe que disent les sources
Admission en soins intensifs4 fois plus fréquente que chez les femmes du même âge non enceintes, et de plus en plus élevée au fil de la grossesse (données 2022)
Naissance prématuréeRisque plus de 2 fois plus important (données 2022)
Mort fœtale in uteroRisque près de 3 fois plus important (données 2022)
Prééclampsie, césarienne, travail avant termeRisque augmenté surtout en cas d'infection modérée à sévère, souvent avec pneumonie
Transmission au bébé pendant la grossessePeu fréquente : de 0 à 3,6 % selon les études

Ce tableau reprend les chiffres du ministère de la Santé[3] et les données des Manuels MSD[2]. Malgré ces facteurs, le risque global de maladie grave et de décès reste faible chez les femmes enceintes[2]. Les complications obstétricales sont principalement associées aux infections modérées à sévères, pas aux formes légères[2].

Chaque situation est différente. L'équipe médicale Biloba, disponible 7j/7 et 24h/24 en moins de 15 minutes, peut évaluer votre situation et vous orienter vers une consultation ou les urgences si votre état l'exige.

Quels sont les symptômes du COVID-19 chez la femme enceinte ?

Bonne nouvelle : les symptômes du COVID-19 chez la femme enceinte sont les mêmes que chez les patientes non enceintes[2]. Ils incluent la fièvre, la toux, l'essoufflement, et parfois une perte soudaine de l'odorat ou du goût[4]. La plupart des femmes enceintes infectées présentent une forme légère, voire asymptomatique.

Certains signes doivent déclencher une consultation médicale sans attendre :

  • Essoufflement important ou difficulté à parler normalement
  • Fièvre qui persiste malgré le paracétamol
  • Contractions inhabituelles, diminution des mouvements fœtaux ou pertes anormales
  • Douleurs thoraciques ou sensation de pression dans la poitrine

En cas de difficultés à respirer, appelez immédiatement le 15[5] ou le 112. Pour les autres questions sur vos symptômes, Biloba vous met en relation avec une équipe de médecins généralistes et de pédiatres, en moins de 15 minutes, 7j/7 et 24h/24, sans rendez-vous.

Que faire immédiatement si vous avez le COVID-19 enceinte ?

Les premières heures après le diagnostic sont importantes pour limiter les complications et protéger votre bébé. Voici les étapes à suivre.

Confirmer le diagnostic et protéger votre entourage

Le diagnostic du COVID-19 est identique chez les femmes enceintes et non enceintes[2]. Le test RT-PCR reste la technique de référence, et un test antigénique négatif ne remplace pas un diagnostic par RT-PCR[6]. Le test antigénique, réalisé en pharmacie ou par un professionnel de santé, donne un résultat rapide, mais il n'est plus pris en charge par l'Assurance Maladie depuis le 1er mars 2025[6].

Depuis le 1er février 2023, l'isolement n'est plus obligatoire en cas de test positif. Il reste fortement recommandé d'éviter le contact avec les personnes fragiles, de porter un masque chirurgical ou FFP2 en présence d'autres personnes, et d'aérer chaque pièce au moins 10 minutes par heure[5].

Contacter votre équipe médicale

Prévenez rapidement votre gynécologue, votre sage-femme ou votre médecin traitant. Communiquez-leur la date d'apparition des symptômes, leur intensité, votre terme de grossesse et vos éventuelles pathologies sous-jacentes. Si votre accouchement approche, signalez votre infection à la maternité pour qu'elle prenne les précautions nécessaires.

Le COVID-19 ne justifie pas à lui seul une césarienne : selon l'OMS, une césarienne n'est pratiquée que si elle est médicalement justifiée, et le mode d'accouchement est décidé au cas par cas, selon vos préférences et les indications obstétricales[1]. Après la naissance, même si vous êtes positive, le contact peau à peau avec votre bébé et l'allaitement restent possibles, en prenant les précautions d'hygiène[1].

Consultez en urgence si vous ressentez un essoufflement important, une fièvre résistante au paracétamol ou des signes obstétricaux inhabituels.

Pour une réponse médicale rapide, Biloba est une solution de première ligne : l'équipe répond en moins de 15 minutes, 7j/7 et 24h/24, par messagerie instantanée. Selon la gravité, elle peut vous orienter vers une téléconsultation vidéo ou une consultation physique, et délivrer ordonnances et arrêts de travail si nécessaire. Pour vos droits pendant cette période, voir aussi notre article grossesse et travail.

Surveiller vos symptômes et ceux du bébé

Une surveillance régulière fait toute la différence. Prenez votre température deux fois par jour[5]. Si vous disposez d'un oxymètre de pouls, signalez sans attendre à votre médecin toute valeur qui vous paraît basse.

Soyez attentive aux mouvements de votre bébé. Une diminution notable des mouvements fœtaux est un signal d'alerte qui justifie un contact immédiat avec votre équipe obstétricale. Notez l'évolution de vos symptômes chaque jour pour en parler à votre médecin avec précision. Si votre état s'aggrave après quelques jours d'amélioration, c'est également un signe à signaler rapidement.

Quels traitements sont possibles pendant la grossesse ?

Enceinte et atteinte du COVID-19, vous n'êtes pas sans ressources, mais tous les médicaments ne sont pas adaptés à la grossesse.

Le paracétamol est recommandé pour traiter la fièvre et les douleurs légères à modérées[2], et il est le médicament à privilégier en première intention pendant la grossesse[7]. Demandez à votre médecin, votre sage-femme ou votre pharmacien la dose adaptée à votre situation. Pour en savoir plus, consultez notre fiche sur le paracétamol.

Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (ibuprofène, kétoprofène…) sont contre-indiqués à partir du sixième mois de grossesse, même en prise ponctuelle. Avant le sixième mois, ils peuvent exposer à des risques de fausse couche ou de malformation : ne les prenez pas sans avis médical[7].

Le Paxlovid (nirmatrelvir/ritonavir), l'antiviral proposé aux adultes à risque de forme grave, n'est pas recommandé pendant la grossesse selon la HAS, et l'allaitement doit être interrompu pendant le traitement[8]. Une petite étude n'a pas montré d'effets indésirables graves chez des femmes enceintes traitées[2], mais seul le médecin peut évaluer, au cas par cas, si un traitement antiviral est envisageable.

À noter : la gestion des symptômes passe aussi par des mesures simples. Repos, hydratation et surveillance régulière restent les piliers d'une prise en charge à domicile. Évitez toute automédication sans avis médical préalable.

Quels sont les risques réels pour votre bébé ?

La transmission du virus au fœtus et les complications obstétricales sont les deux préoccupations majeures des femmes enceintes. Voici ce que montrent les données scientifiques.

Transmission verticale : le virus passe-t-il au bébé ?

La réponse est rassurante. La transmission verticale semble peu fréquente, les études rapportant des taux de 0 à 3,6 %[2]. Autrement dit, dans la très grande majorité des cas, le fœtus n'est pas infecté pendant la grossesse.

La transmission après la naissance, par contact direct avec une mère infectée, est en revanche possible : c'est pourquoi le port du masque et l'hygiène des mains sont recommandés lors des soins au nourrisson pendant la phase infectieuse[9].

Complications obstétricales et impacts sur la grossesse

Les complications obstétricales sont principalement liées à la sévérité de l'infection, pas au simple fait d'être infectée. Selon les Manuels MSD, le risque de travail avant terme, de naissance prématurée, de prééclampsie, d'accouchement par césarienne et de mortinaissance est augmenté en cas d'infection modérée à sévère, ce qui comprend habituellement une pneumonie[2]. Le ministère de la Santé rapportait aussi en 2022 un retard de croissance possible, un risque de naissance prématurée plus de 2 fois plus important et un risque de mort fœtale in utero près de 3 fois plus important[3]. Pour comprendre ce que signifie une naissance avant terme, consultez notre article sur la prématurité.

Les formes légères, qui représentent la majorité des cas chez les femmes enceintes, sont associées à un risque obstétrical bien plus faible. Un suivi prénatal renforcé est recommandé dès lors que l'infection est confirmée, afin de détecter rapidement tout signe de complication. La surveillance des mouvements fœtaux, de la tension artérielle et des contractions fait partie des points de vigilance à maintenir pendant et après la phase aiguë de la maladie.

La vaccination contre le COVID-19 pendant la grossesse : ce qu'il faut savoir

La vaccination est la protection la plus efficace dont vous disposez. En France, l'ANSM recommande les vaccins à ARNm contre la Covid-19 dès le premier trimestre de la grossesse, quel que soit son stade[10]. Dans la campagne lancée le 13 octobre 2026, la vaccination est fortement recommandée aux femmes enceintes, à tous les trimestres, et prise en charge à 100 % par l'Assurance Maladie[11].

Cette recommandation repose sur des données solides. Les études montrent que la vaccination protège efficacement les femmes enceintes contre l'infection et les formes graves, sans sur-risque pour elles ni pour leur bébé, quel que soit le stade de la grossesse[3]. Les données disponibles chez l'animal et chez l'humain n'ont pas montré de conséquence sur le déroulement de la grossesse ni sur le développement de l'embryon ou du fœtus[10].

Un bénéfice souvent méconnu mérite d'être souligné. Le vaccin à ARNm est éliminé par l'organisme quelques jours après l'injection et ne traverse pas le placenta, mais les anticorps produits par la mère, eux, le traversent : ce passage débute au cours du deuxième trimestre et il est maximal au troisième[3]. À la naissance, votre nourrisson est ainsi protégé contre le COVID-19 dans ses premiers mois de vie[3]. Après la vaccination, des anticorps passent également dans le lait maternel[2].

Les vaccins vivants ou vivants atténués (rougeole-oreillons-rubéole, varicelle) ne doivent en aucun cas être utilisés pendant la grossesse[10]. Si vous n'êtes pas à jour sur ces vaccins, planifiez-les avant ou après la grossesse.

Allaitement et COVID-19 : peut-on continuer à allaiter ?

Oui, l'allaitement est possible. Selon l'OMS, aucune transmission du virus par le lait maternel ou l'allaitement n'a été observée, et il n'y a aucune raison d'éviter ou d'arrêter l'allaitement[9]. Le risque de transmission par le lait maternel est jugé faible ou nul[2]. Pour faire votre choix sereinement, consultez notre article allaiter ou non.

Quelques précautions simples s'imposent néanmoins[9]. Portez un masque médical lors de tout contact avec votre bébé, y compris pendant la tétée, et changez-le dès qu'il devient humide. Lavez-vous soigneusement les mains avant de toucher votre enfant. Si vous préférez tirer votre lait pour le donner au biberon, appliquez les mêmes règles d'hygiène et nettoyez soigneusement le tire-lait, les biberons et les tétines.

Si vous êtes vaccinée, l'allaitement présente un bénéfice supplémentaire : les anticorps produits après la vaccination passent dans le lait maternel, ce qui peut aider à protéger votre bébé[9].

Si vous avez des questions sur la poursuite de l'allaitement en contexte de COVID-19, l'équipe médicale Biloba, composée de médecins généralistes et de pédiatres, est disponible 7j/7 et 24h/24 par messagerie instantanée pour vous accompagner.

Comment se protéger du COVID-19 pendant la grossesse ?

La prévention reste votre premier levier d'action. Appliquer les gestes barrières contre le COVID-19 et les autres virus respiratoires pendant la grossesse est particulièrement recommandé, surtout lors des périodes de forte circulation virale.

Concrètement, cela signifie :

  • Se laver régulièrement les mains à l'eau et au savon ou avec du gel hydroalcoolique
  • Porter un masque dans les lieux fermés et bondés, notamment les transports en commun et les salles d'attente médicales
  • Aérer les pièces fréquemment, au moins 10 minutes plusieurs fois par jour
  • Éviter le contact avec des personnes présentant des symptômes respiratoires
  • Mettre à jour votre statut vaccinal (COVID-19, grippe, coqueluche) en concertation avec votre professionnel de santé

L'entourage a aussi un rôle à jouer. Si un membre du foyer présente des symptômes, il doit se tester rapidement et porter un masque en votre présence. La vaccination de l'entourage des personnes vulnérables fait d'ailleurs partie des recommandations de la campagne 2026[11].

FAQ sur le COVID-19 et la grossesse

Comment se soigner en étant enceinte ?

Le paracétamol est le traitement de première intention pour la fièvre et les douleurs[7], à la dose indiquée par votre médecin ou votre pharmacien. Le repos et l'hydratation restent essentiels. Les anti-inflammatoires sont contre-indiqués à partir du sixième mois[7], et le Paxlovid n'est pas recommandé pendant la grossesse[8]. Une consultation médicale permet d'adapter la prise en charge à votre situation personnelle.

Quel est l'impact de la COVID-19 sur la fin de grossesse ?

Le risque d'admission en soins intensifs augmente au fil de la grossesse[3]. Une infection modérée à sévère augmente aussi le risque de complications obstétricales : prééclampsie, accouchement prématuré, recours à la césarienne[2]. Une surveillance renforcée est recommandée. Les formes légères sont associées à un risque bien moindre, mais un suivi médical reste indispensable jusqu'à l'accouchement.

Quelle est la maladie dangereuse pour une femme enceinte ?

Plusieurs infections présentent des risques spécifiques pendant la grossesse : COVID-19 modéré à sévère, grippe, infections urinaires non traitées, toxoplasmose, listériose, rubéole. Le système immunitaire adapté à la grossesse augmente la vulnérabilité aux infections respiratoires et bactériennes, d'où l'importance d'un suivi prénatal régulier.

Comment aller mieux quand on a le COVID-19 ?

Repos, hydratation et paracétamol si fièvre constituent la base de la récupération. Les symptômes disparaissent dans la plupart des cas en 2 à 3 semaines[4]. Limitez vos contacts pour protéger votre entourage, surveillez l'évolution de vos symptômes et consultez rapidement en cas d'aggravation : essoufflement, fièvre persistante ou douleurs thoraciques. Évitez toute automédication sans avis médical préalable.

  1. OMS, « Maladie à coronavirus 2019 (COVID-19) : grossesse, accouchement et allaitement », questions et réponses, 15 mars 2022.
  2. MSD Manuals, « COVID-19 pendant la grossesse », version pour professionnels, mise à jour de juillet 2024.
  3. Ministère des Solidarités et de la Santé, « Covid-19 et grossesse : pourquoi est-il important de se faire vacciner quand on est enceinte ? », 24 janvier 2022.
  4. Ameli, « Covid-19 : reconnaître la maladie et ses symptômes, adopter les bons gestes », mise à jour du 22 octobre 2025.
  5. Ameli, « Que faire en cas de test positif au Covid-19 ? », mise à jour du 10 novembre 2025.
  6. Ameli, « Les tests antigéniques du Covid-19 », mise à jour du 18 mars 2025.
  7. ANSM, « Anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) chez les femmes enceintes : améliorer l'information sur les risques pour un meilleur usage », 25 avril 2025.
  8. HAS, « Traitement par Paxlovid des patients à risque de forme grave de Covid-19 », réponse rapide, janvier 2022, mise à jour le 18 mai 2022.
  9. OMS, « Maladie à coronavirus 2019 (COVID-19) : allaitement », questions et réponses.
  10. ANSM, « Vaccination et grossesse », mise à jour du 2 mai 2022.
  11. Ameli, « Campagnes de vaccination contre le Covid-19 », mise à jour du 30 septembre 2026.
Dr. Dominique HOLCMAN
Médecin généraliste
Médecin généraliste depuis plus de 30 ans, le Dr. Holcman est partenaire et rédacteur chez Biloba. Engagé dans des actions humanitaires, il met son expertise au service de tous, avec une attention particulière portée à l'écoute, à la prévention et à l'accès aux soins.
Voir le profil complet