imagerie médicale

Publié le 
May 26, 2026
L'application qui vous met en relation en moins de 10 minutes avec une équipe médicale de toutes spécialités. Échangez par messagerie instantanée sans rendez-vous, et recevez une ordonnance, si nécessaire.
Prendre rendez-vous
En moins de 15min
Fiche pratique Biloba
Télécharger
  1. L'imagerie médicale regroupe plusieurs techniques (radio, écho, scanner, IRM) pour visualiser l'intérieur du corps et aider au diagnostic.
  2. Le choix de la technique dépend de la partie du corps à examiner et de la pathologie suspectée ; l'échographie et l'IRM n'utilisent pas de rayons X.
  3. Pour les enfants, la préparation est essentielle : expliquez l'examen avec des mots simples et rassurez-les. Votre calme est leur meilleur allié.
  4. Les examens sont très sûrs et encadrés. Les médecins suivent les recommandations de la HAS pour ne les prescrire que lorsque c'est nécessaire et en utilisant les plus faibles doses possibles.
  5. L'immobilité est souvent la clé d'un examen réussi, ce qui peut parfois nécessiter une sédation pour les examens longs comme l'IRM chez les jeunes enfants.

Qu'est-ce que l'imagerie médicale ?

L'imagerie médicale est un ensemble de techniques qui permettent d'obtenir des images de l'intérieur du corps humain. C'est un peu comme si les médecins disposaient de fenêtres pour observer les os, les organes, les muscles et les vaisseaux sanguins sans avoir besoin de réaliser une opération. Ces examens sont essentiels pour aider votre médecin à poser un diagnostic, à suivre l'évolution d'une maladie ou à guider un traitement de la manière la plus précise possible.

Pour les parents, le terme "imagerie médicale" peut parfois être source d'inquiétude, surtout lorsqu'il concerne un enfant. Soyez rassuré : il s'agit d'une branche de la médecine très encadrée, où chaque examen est soigneusement réfléchi. L'équipe médicale, composée notamment de médecins radiologues (les spécialistes qui interprètent les images) et de manipulateurs en électroradiologie médicale (les techniciens qui réalisent les examens), est spécialement formée pour prendre en charge les patients de tous âges, y compris les nourrissons.

Les principales techniques d'imagerie médicale expliquées

Il n'existe pas un seul type d'imagerie, mais plusieurs techniques qui utilisent des technologies différentes. Le choix de l'examen dépend de ce que le médecin cherche à observer. Voici les plus courantes, expliquées simplement.

La radiographie (ou cliché radio)

C'est la technique d'imagerie la plus ancienne et la plus connue. Elle utilise une très faible dose de rayons X pour créer une image, principalement des os et des poumons.

  • Comment ça marche ? Les rayons X traversent le corps. Les tissus denses, comme les os, les absorbent et apparaissent en blanc sur l'image. Les tissus mous, comme les muscles, les laissent passer et apparaissent dans des teintes de gris.
  • Dans quels cas ? Elle est très utile pour diagnostiquer une fracture après une chute, rechercher une infection pulmonaire (pneumonie), vérifier la position d'un corps étranger avalé ou encore en dentisterie.
  • Déroulement : L'examen est très rapide (quelques minutes) et totalement indolore. L'enfant doit simplement rester immobile pendant une poignée de secondes, le temps de la prise du cliché.

L'échographie

L'échographie n'utilise pas de rayons X, mais des ultrasons (des ondes sonores inaudibles), ce qui en fait un examen sans aucun risque et particulièrement adapté aux enfants et aux femmes enceintes.

  • Comment ça marche ? Une sonde, enduite d'un gel froid pour assurer un bon contact avec la peau, est déplacée sur la zone à examiner. Elle envoie des ultrasons qui se réfléchissent sur les organes et reviennent à la sonde pour former une image en temps réel sur un écran.
  • Dans quels cas ? Elle est parfaite pour visualiser les organes dits "mous" : le foie, la rate, les reins, la vessie, le cœur (on parle alors d'échocardiographie), ou encore le cerveau des nourrissons à travers la fontanelle. Elle est aussi très utilisée pour les hanches des bébés ou en cas de douleurs abdominales.
  • Déroulement : L'examen est indolore, même si le contact du gel froid peut surprendre au début. Il dure en général entre 15 et 30 minutes.

Le scanner (ou tomodensitométrie, TDM)

Le scanner utilise également des rayons X, mais de manière plus complexe que la radiographie. Il réalise une série de clichés en "tranches" fines du corps, qui sont ensuite assemblées par un ordinateur pour créer des images en 2D ou 3D très détaillées.

  • Comment ça marche ? L'enfant est allongé sur une table qui se déplace à l'intérieur d'un grand anneau. L'appareil tourne autour de lui pour acquérir les images.
  • Dans quels cas ? Le scanner est prescrit pour des analyses fines des organes, des vaisseaux sanguins ou des os, notamment dans des situations d'urgence comme un traumatisme crânien ou une suspicion d'appendicite compliquée.
  • Bon à savoir : Parfois, l'injection d'un "produit de contraste" à base d'iode est nécessaire pour mieux voir certains éléments. L'utilisation des rayons X impose que son indication soit bien justifiée, surtout chez l'enfant.

L'Imagerie par Résonance Magnétique (IRM)

L'IRM est l'une des techniques les plus avancées. Elle n'utilise pas de rayons X mais un champ magnétique très puissant et des ondes radio pour créer des images d'une très grande précision, en particulier des tissus mous.

  • Comment ça marche ? L'enfant est allongé dans un tunnel. L'appareil, très bruyant (comme un long marteau-piqueur), crée des images détaillées. Des bouchons d'oreilles ou un casque sont fournis.
  • Dans quels cas ? L'IRM est l'examen de choix pour explorer le cerveau, la moelle épinière, les articulations (genou, épaule), les muscles ou certains organes abdominaux.
  • Le défi : L'immobilité absolue est cruciale. L'examen étant long (30 à 60 minutes), il est souvent difficile pour un jeune enfant de ne pas bouger. Une sédation (endormissement léger) ou une anesthésie générale peut être nécessaire. Il n'y a aucune contre-indication liée à l'âge, mais la présence d'objets métalliques dans le corps (certains implants) est une contre-indication absolue.

Comment se déroule un examen d'imagerie pour un enfant ?

La clé du succès d'un examen d'imagerie chez un enfant réside dans la préparation et la collaboration entre les parents et l'équipe soignante. Votre rôle est essentiel pour rassurer votre enfant.

La préparation avant l'examen

Quelques jours avant, expliquez à votre enfant ce qui va se passer avec des mots simples et positifs. Vous pouvez utiliser des analogies : la radio est un "appareil photo pour les os", le tunnel de l'IRM est une "cabane de vaisseau spatial". Rassurez-le sur le fait que vous serez tout près et que l'examen ne fait pas mal. Pour certains examens sous anesthésie ou avec injection de produit de contraste, il peut être demandé que l'enfant soit à jeun (ne pas manger ni boire pendant quelques heures). Suivez attentivement les consignes qui vous seront données lors de la prise de rendez-vous. N'oubliez pas d'apporter son doudou, sa tétine ou un livre qu'il aime pour le réconforter.

Pendant l'examen

Votre présence est souvent autorisée et même encouragée, notamment pour l'échographie et la radiographie. Pour le scanner et l'IRM, pour des raisons de sécurité (rayons X et champ magnétique), vous attendrez généralement derrière une vitre. L'équipe médicale communiquera avec votre enfant via un micro. Les manipulateurs radio sont formés pour travailler avec les enfants et utilisent des techniques de distraction pour capter leur attention. Votre calme est contagieux : plus vous serez serein, plus votre enfant le sera.

Après l'examen

La plupart des examens ne nécessitent aucune surveillance particulière. Votre enfant pourra reprendre ses activités normales immédiatement. Si un produit de contraste a été injecté, il est conseillé de bien le faire boire dans les heures qui suivent pour l'éliminer. Si une sédation a eu lieu, votre enfant restera sous surveillance le temps qu'il se réveille complètement. Les résultats sont analysés par le médecin radiologue qui rédige un compte-rendu. Ce document, accompagné des images, sera transmis au médecin qui a prescrit l'examen.

Sécurité, risques et bénéfices : ce qu'il faut savoir

L'inquiétude des parents concernant la sécurité des examens d'imagerie est légitime. Il est important de savoir que ces procédures sont très sûres et réglementées.

Le principe de justification et d'optimisation

En France, la médecine suit des règles strictes. Conformément aux recommandations de la Haute Autorité de Santé (HAS), un médecin ne prescrit un examen d'imagerie que si les bénéfices attendus pour le diagnostic sont largement supérieurs aux risques potentiels. C'est le principe de justification. De plus, les équipes s'efforcent toujours d'utiliser la technique la moins irradiante possible et d'ajuster les doses au strict nécessaire, surtout en pédiatrie. C'est le principe d'optimisation (aussi connu sous le nom d'ALARA : As Low As Reasonably Achievable).

La question des rayons X (radiographie et scanner)

Les doses de rayons X utilisées en imagerie médicale moderne sont faibles et les appareils pédiatriques sont spécifiquement réglés pour les minimiser. Pour donner un ordre d'idée, une radiographie des poumons expose à une dose de rayonnement équivalente à quelques jours de l'exposition naturelle à laquelle nous sommes tous soumis quotidiennement. Le risque lié à ces faibles doses est considéré comme très faible, bien inférieur au bénéfice d'un diagnostic correct.

Les produits de contraste et la sédation

Les produits de contraste sont généralement bien tolérés. Les réactions allergiques sont rares et les équipes médicales sont préparées à les gérer. Une vérification de la fonction rénale peut être demandée avant l'injection. Quant à la sédation ou l'anesthésie pour l'IRM ou le scanner, elle est réalisée par une équipe spécialisée (anesthésistes, infirmiers) qui surveille l'enfant en permanence, rendant la procédure très sûre.

Quand une imagerie est-elle nécessaire en urgence ?

Dans certaines situations, une imagerie rapide est indispensable pour prendre les bonnes décisions thérapeutiques. C'est le cas par exemple lors d'un traumatisme important (accident, chute violente) pour rechercher une fracture ou une lésion interne, en cas de suspicion d'appendicite aiguë, de torsion d'un testicule, ou face à des troubles neurologiques soudains (convulsions, perte de connaissance).

C'est toujours le médecin urgentiste ou le pédiatre qui évaluera la nécessité de réaliser un examen d'imagerie sans délai. En cas de signes de détresse vitale (difficultés à respirer, perte de connaissance, traumatisme grave…), contactez immédiatement le 15 ou le 112.

Cet article ne se substitue en aucun cas à un avis médical. Si vous avez la moindre question concernant la santé de votre enfant ou un examen d'imagerie à venir, n'hésitez pas à en parler avec votre médecin ou pédiatre. Les équipes de Biloba sont également à votre disposition pour vous accompagner en téléconsultation.

Questions fréquentes

Questions fréquentes

Mon enfant va passer une radio, est-ce dangereux ?

Non, ce n'est pas considéré comme dangereux. La dose de rayons X utilisée pour une radiographie standard est très faible, comparable à l'exposition au rayonnement naturel que nous recevons en quelques jours. Les bénéfices d'un diagnostic précis l'emportent très largement sur le risque théorique, qui est minime. Les équipements sont spécialement réglés pour la pédiatrie afin de délivrer la plus petite dose possible.

Quelle est la différence entre un scanner et une IRM ?

La principale différence est la technologie utilisée. Le scanner utilise des rayons X pour créer des images en coupes, il est très rapide et excellent pour voir les os, les poumons et pour les urgences. L'IRM utilise un champ magnétique et des ondes radio (pas de rayons X), elle est plus longue mais offre des images beaucoup plus détaillées des tissus mous comme le cerveau, les muscles ou les articulations.

Pourquoi mon enfant doit-il être à jeun pour certains examens ?

Le jeûne est principalement requis dans deux situations. Premièrement, si une injection de produit de contraste est prévue, être à jeun diminue le risque de nausées ou de vomissements. Deuxièmement, et c'est le cas le plus fréquent chez les jeunes enfants, si une sédation ou une anesthésie générale est nécessaire (par exemple pour une IRM), le jeûne est une précaution indispensable pour éviter que le contenu de l'estomac ne passe dans les poumons pendant l'endormissement.

Puis-je rester avec mon enfant pendant l'examen ?

Cela dépend de l'examen. Pour une échographie ou une radiographie, la présence d'un parent est presque toujours possible et même souhaitée pour rassurer l'enfant. Pour un scanner ou une IRM, en raison des rayons X ou du champ magnétique, les parents ne peuvent pas rester dans la salle d'examen mais peuvent voir leur enfant à travers une vitre et lui parler via un micro.

Combien de temps faut-il pour avoir les résultats ?

Les images sont disponibles immédiatement après l'examen. Cependant, elles doivent être analysées en détail par un médecin radiologue. Ce dernier rédige un compte-rendu qui peut prendre de quelques heures à quelques jours pour être finalisé et transmis au médecin qui a demandé l'examen. En cas d'urgence, une première interprétation est souvent donnée oralement juste après l'examen.

Dr. Dominique HOLCMAN
Médecin généraliste
Médecin généraliste depuis plus de 30 ans, le Dr. Holcman est partenaire et rédacteur chez Biloba. Engagé dans des actions humanitaires, il met son expertise au service de tous, avec une attention particulière portée à l'écoute, à la prévention et à l'accès aux soins.
Voir le profil complet

Bibliographie

Dans la même spécialité -

Découvrez d'autres articles sur des sujets similaires
No items found.

Des conseils et traitements médicaux par chat

N’attendez plus, téléchargez l’application Biloba.

Merci, et à très vite !
Oops! Merci de remplir votre adresse email.